Blog Voyage - Forum Voyage - Carnet de Voyage Travel Blog
Blog Voyage, Forum Voyage, Guide Voyage
Vous etes sur : Accueil > Guide de voyage > Amérique du sud > Bolivie
RECHERCHER

Bolivie : Histoire

Régime politique actuel :
La Bolivie est une démocratie présidentielle.
Depuis le 22 janvier 2006, Evo Morales occupe les fonctions de président de la République, ainsi que celles de chef du gouvernement. Son vice-président est Alvaro Garcia Linera.

Histoire

  • A partir du 7e siècle avant J.-C, la région du lac Titicaca se peuple d’Amérindiens, dont les Aymaras, les Quechuas et les Chiquitos. Elle sera incorporée à l’empire Inca, au 13e siècle, qui atteint son apogée au 15e siècle.
  • 1538 : le Haut-Pérou, territoire de l’actuelle Bolivie, est conquis par l’espagnol Francisco Pizzaro.
  • 1544 : les Espagnols découvrent les mines d’argent de Potosí ; pendant deux siècles l’argent extrait du gisement alimentera les caisses de l’Espagne.
  • 1545 - 1776 : la région est rattachée à la vice-royauté du Pérou.
  • 1776 : la région est cédée à la vice-royauté du Río de la Plata (Buenos Aires).
  • 1824 - 1825 : de nombreuses révoltes contre l’Espagne, menées par le général Antonio José de Sucre (qui fut lieutenant de Simón Bolívar), éclatent et mènent à l’indépendance de la Bolivie, le 6 août 1825. Le 11 août, le pays prend le nom de Bolivie, en l’honneur du libérateur Simón Bolívar, qui avait mené la première révolte, puis rédigé la constitution.
  • 1825 - 1827 : le général Sucre est élu président à vie. Il démissionne deux ans plus tard puis est expulsé du pays. Plusieurs décennies de troubles politiques suivent : révolutions et dictatures militaires se succèderont jusqu’en 1952.
  • 1839 : la Bolivie échoue dans son entreprise d’unification avec le Pérou ; le Chili profite de l’instabilité politique pour annexer le port d’Antofagasta et déclenche ainsi la guerre du Pacifique, en 1879, qui durera jusqu’en 1883. Le Chili en sortit vainqueur ; la Bolivie dut céder son accès à la mer, puis (en 1884) la province d’Atacama.
  • 1903 : la Bolivie est contrainte de céder la région d’Acre au Brésil.
  • 1933 - 1935 : la guerre du Chaco se solde par un échec de la Bolivie, qui cède la région du Chaco au Paraguay. En un siècle, la Bolivie a ainsi perdu la moitié de son territoire.
  • 14 novembre 1945 : la Bolivie intègre les Nations Unies.
  • 1952 : de violentes révolutions sociales, suite aux humiliations subies par les autochtones, éclatent et installent au pouvoir le mouvement révolutionnaire dirigé par Victor Paz Estenssoro, qui tenta d’instaurer des bouleversements économiques radicaux : redistribution des terres ; nationalisation des compagnies minières.
  • 1964 : un coup d’état dirigé par une insurrection de mineurs renverse le gouvernement. La nouvelle junte est ensuite remise en cause par le mouvement révolutionnaire mené par Ernesto Guevara, qui trouvera la mort pendant la guérilla, en 1967.
  • 1971 : le colonel Hugo Banzer Suárez reprend le pouvoir, jusqu’en 1978. Suivra une nouvelle période de troubles politiques dominée par les coups d’état, jusqu’en 1982, date à laquelle le leader du mouvement de la gauche révolutionnaire, Hernán Siles Zuazo, fut élu président. Ces périodes de troubles politiques ont facilité l’inflation démesurée subie par le pays, de même qu’un nombre impressionnant de dettes extérieures.
  • 1989 -1993 : Jaime Paz Zamora dirige le pays et instaure, en 1992, une éducation bilingue dans les régions où l’on parle le quechua, l’aymara et le guarani.
  • 1993 - 1997 : l’entrepreneur minier Gonzalo Sánchez de Lozada remporte les élections et se lance dans une ère de redressement économique avec de nombreuses privatisations. Une série de lois fut également mise en place afin de reconnaître des droits aux autochtones.
  • 1997 : le colonel Hugo Banzer Suárez revient démocratiquement au pouvoir.
  • 2001 : la politique ‘’coca zero’’ visant à éradiquer les plantations de coca échoue, de même que les politiques économiques de Suárez, qui est alors remplacé par Jorge Quiroga Ramírez. Les conditions d’un grand nombre d’autochtones restent déplorables, et beaucoup sont réduits à l’état d’esclavage.
  • 2003 : en octobre, les protestations des autochtones atteignent leur apogée, tandis que Carlos Diego Mesa Gisbert se place à la tête du pays. Le tout nouveau parti du Mouvement vers le socialisme prône la création d’un Etat pour les Indiens Aymara.
  • 2004 : les organisations amérindiennes se liguent en un Pacte de l’unité et exigent la réécriture de la Constitution. Cette crise politique aura raison de la présidence de Carlos Diego Mesa Gisbert.
  • Décembre 2005 : l’Indien Aymara Evo Morales accède à la présidence avec 53 % des voix. Le Congrès bolivien confirmera son mandat en janvier 2006. Evo Morales se lance dans une lutte contre l’impérialisme américain, et surtout, rend officielles, aux côtés de l’espagnol, le quechua et l’aymara.

 Télécharger au format pdf