Damas, capitale de l’empire Omeyyade, abrite la grande mosquée des Omeyyades : elle fut construite dans la vieille ville romaine, à l’emplacement d’un ancien temple dédié à Zeus, sur lequel avait été édifiée, au 4e siècle, la basilique de Saint Jean le Baptiste.

Si certains aspects du temple romain restent visibles sur certains murs ou sur les tours d’angle transformées en minarets, l’église a, quant à elle, entièrement été détruite pour la construction de la mosquée.

©Ayham Hassan
La construction de la grande mosquée fut entreprise sous le règne d’al-Walid 1er (sixième calife omeyyade), entre 706 et 714. Cependant, une série d’événements ont fait que la grande mosquée n’a plus d’omeyyade que le nom : deux incendies la ravagèrent (en 1069 puis en 1174) ; la conquête mongole par Tamerlan, au 15e siècle, provoqua de nouvelles restaurations ; un tremblement de terre et un nouvel incendie (en 1893) achevèrent d’en détruire les mosaïques et apportèrent une nouvelle série de restaurations. La grande mosquée ne comporte quasiment plus d’éléments architecturaux d’origine ; les restaurations auraient cependant pris la peine de respecter la structure omeyyade originale, plafonds mis à part.

La grande mosquée s’inscrit dans un rectangle et comporte deux principales parties : une cour, dont un portique d’allure romaine borde trois côtés, et une salle de prière, divisée en trois nefs.
Une délicieuse sensation de fraîcheur et de calme, après les trépidants souks de Damas, s’empare de vous en entrant dans la cour, dominée de ses trois minarets carrés et dont les murs de marbre se reflètent sur le sol. Après vous être déchaussé, vous pourrez entrer dans la salle de prière, que surplombe un magnifique dôme doré. Vous y découvrirez trois mihrabs en tuile (niches indiquant la direction de La Mecque et dans laquelle l’imam prononce la prière), ainsi qu’un magnifique minbar (chaire).

©Jessica Osborn