Le sud de l’Inde, et plus précisément l’état du Tamil Nadu, abrite une merveille de l’architecture du royaume de Vijayanâgara* : le temple de Mînâkshî.
Sa construction débuta en 1560, pour ne s’achever qu’en 1680. Le temple fait se confronter deux sanctuaires : l’un dédié à Mînâkshî, l’une des incarnations de Parvâtî, épouse de Shiva ; l’autre dédié à son mari.

© Saurabh Chatterjee
Composé de multiples enceintes, que l’on traverse par de nombreux gopurams**, le temple s’organise autour d’un bassin d’eau, le bassin du Lotus d’Or, entouré de galeries aux plafonds décorés de peintures colorées.

© Saurabh Chatterjee
Enfin, le temple abrite le Sahasrastambha Mandapa (pavillon situé à côté du sanctuaire de Mînâkshî), mandapa aux mille piliers, comportant une chapelle dédiée à Nateshvara***.
Tous les soirs, la statue de Shiva est conduite jusqu’au sanctuaire de Mînâkshî, afin que les deux divinités passent la nuit ensemble.

© Eric Parker
* Le royaume de Vijayanâgara fut le dernier grand royaume hindou. Il étendit sa puissance sur l’Inde méridionale de 1336 à 1565, la protégeant de l’invasion musulmane. Le royaume nait de la résurgence du sentiment nationaliste hindou, face aux pillages organisés par les musulmans, au début du 14e siècle.
** Un gopuram est l’entrée d’un temple surmontée d’une tour décorée d’une kyrielle de statues.
*** Nateshvara est l’autre nom de Natarâja ; Shiva Natarâja, seigneur de la danse, est l’une des formes les plus connues du dieu : représenté dans un cercle de bronze, le dieu y accomplit la danse cosmique de la destruction et de la création de l’univers, symbolisant le rythme infini de dissolutions et de renaissances.
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