Au bord des rivages de la côte indienne, dans l’état d’Orissa (à Konarak), le temple du soleil élève ses façades à la gloire de Surya, dieu du soleil de la mythologie hindoue.
L’ensemble de l’architecture du temple, qui fut édifié entre 1243 et 1255 sous la dynastie Ganga, suit les incidences du soleil. L’immense porte de l’entrée principale s’ouvre sur l’Est, vers le soleil levant, et laisse filtrer les rayons du soleil, qu’elle guide le long de constructions de pierre afin d’illuminer des endroits différents, en fonction de la saison.
Le temple de Surya reprend la forme d’un chariot, doté de 24 roues et tiré par sept chevaux, allégorie des sept couleurs de l’arc-en-ciel et des sept jours de la semaine.

© Dalibor Purhamjer
L’entrée du temple est surveillée par deux lions -symbole du pouvoir- dominant deux éléphants -symbole de la richesse- qui écrasent chacun un homme.
Par ailleurs, les trois autres façades accueillent chacune une statue de Surya, présentant différents visages : le dieu sourit au sud lumineux ; puis, arbore un visage mécontent à l’ouest, qui voit le soleil se coucher ; enfin, le nord laisse Surya indifférent.

© Rita Willaert
Le temple du soleil est particulièrement célèbre pour ses bas-reliefs aux somptueuses sculptures : outre les figures symboliques protégeant le temple des agressions (les serpents le protègent des tremblements de terre, par exemple), le temple présente des sculptures rendant gloire aux dieux hindous.

© Rita Willaert
Enfin, le temple regorge des éternelles sculptures érotiques reprenant l’ensemble des positions du kama sutra, et dont la signification reste de la pure conjoncture : tantrisme* ; éducation des hommes (censée être le but premier du kama sutra) ; volonté de représenter la vie quotidienne des villageois...
Le temple de Surya a subi de nombreuses dégradations : guerres ; invasion par la jungle ; sol sablonneux…

* Le tantrisme est un courant de l’hindouisme dont l’objectif est d’atteindre la délivrance ultime et de lutter contre les maux de l’univers, par l’union des deux sexes et, donc, l’abolition du dualisme.
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