Au cœur d’un paysage de pitons de grès, en Thessalie, quelques moines anachorètes poussèrent leur vœu de solitude jusqu’à s’installer sur les « colonnes du ciel », dès le 11e siècle, où ils vécurent en ermite, dans des grottes.
Ces pitons rocheux, sculptés par l’érosion, furent, selon les Anciens, envoyés sur terre par le ciel (d’où ils tirent leur nom de Météores), afin de permettre aux ascètes de se retirer du monde et de prier.
Une sensation de sérénité vient renforcer le mystère auréolant la construction des monastères, et dont les moines ne gardèrent aucune trace.

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A partir du 14e siècle, la construction des monastères débuta, afin d’échapper aux Turcs et aux Albanais. Athanase, moine orthodoxe chassé du Mont Athos, fonda le premier monastère, le Grand Météore, et fut suivi par de nombreux fidèles ; à l’apogée de la communauté des Météores, au 15e siècle, vingt-quatre monastères avaient ainsi été bâtis au sommet de ces pics rocheux inaccessibles, au prix d’innombrables efforts.

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La communauté des Météores commença doucement de péricliter, dès le 17e siècle, et certains monastères furent abandonnés, d’autres furent détruits lors des différentes guerres : par les troupes d’Ali Pacha, au 19e siècle, puis par les troupes allemandes, lors de la seconde guerre mondiale. Il ne reste plus désormais que six monastères en activité.

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