Au large des côtes australiennes, le territoire français de la Nouvelle-Calédonie parsème le Pacifique sud de petites îles, dispersées autour de l’île principale : Grande Terre, parcourue sur toute sa longueur par une chaîne montagneuse. La Nouvelle-Calédonie se borde du plus grand lagon au monde, ceinturé d’une barrière de corail ; le lagon est également présenté comme étant le plus beau lagon existant.
Le peuple canaque, auquel sont désormais associées les revendications politiques et culturelles des autochtones, représente plus de 40 % de la population. Le terme de « canaque » fut utilisé, par les Occidentaux, afin de désigner les populations de Mélanésie. Le reste de la population est essentiellement (près de 30 %) constitué de Caldoches, descendants d’anciens bagnards (généralement d’origine française) et de colons ayant fui l’Alsace et la Lorraine, en 1870, après leur annexion par l’empire allemand.
La Nouvelle-Calédonie éveille des images de plages désertes bordées de palmiers, d’eaux translucides, de mode de vie nonchalant rythmé par les vagues et le soleil.

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L’ « île la plus proche du paradis », l’île des Pins, doit son nom aux nombreux pins colonaires (espèce endémique) qui bordent ses plages de sable fin, sur lesquelles vient s’échouer un lagon aux eaux turquoise. Le lagon (notamment dans la baie d’Upi) est parsemé de rocs, entre lesquels on navigue dans les traditionnelles pirogues.
Les insurgés de la Commune (1871) furent déportés dans la partie ouest de l’île ; les vestiges du bagne sont toujours visibles dans la petite ville d’Ouro. La même année, les Kabyles du Pacifique (insurgés d’Algérie, en 1870 et 1871) furent déportés dans le nord de l’île.

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Au large de Nouméa, le phare Amédée surplombe l’îlot éponyme et ses eaux cristallines. La construction du phare fut ordonnée par le gouverneur de Nouvelle-Calédonie, en 1859 ; la structure métallique du phare Amédée fut réalisée en France, par Léonce Reynaud, qui conçut une ossature distincte de l’enveloppe extérieure du phare, afin de prévenir la corrosion. Les plans du phare, véritable prouesse architecturale pour l’époque, furent présentés lors de l’exposition universelle tenue à Londres, en 1862.
Le phare fut intégralement construit dans des ateliers, aux Buttes Chaumont, puis il fut démonté afin d’être transporté jusqu’en Nouvelle-Calédonie. Il fut inauguré le jour de la fête de l’impératrice Eugénie, le 15 novembre 1865.

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Anciennement nommée Port-de-France, la capitale de la Nouvelle-Calédonie assume désormais ses origines canaques (depuis 1866) et est devenue Nouméa, la plus grande ville francophone d’Océanie. Nouméa s’étale nonchalamment sur une presqu’île, au sud-ouest de Grande Terre ; son centre-ville est entièrement construit sur des polders*, réalisés en asséchant des zones marécageuses, au cours du 19e siècle.
La capitale se développera principalement avec, outre l’arrivée des colons, l’installation du bagne (à la fin du 19e siècle) sur l’île de Nou : l’arrivée des bagnards engendra une main d’œuvre gratuite, dont le gouverneur de l’île profita, afin de réaliser les grands travaux (assèchement des marais, aménagement du port, construction de routes…).
A la périphérie de Nouméa, le Centre culturel de Tjibaou, à l’architecture extravagante perdue au cœur d’une nature luxuriante, sert à promouvoir la culture canaque, depuis sa construction, en 1995. Son architecture résolument moderne, traduction du style architectural local, fut élaborée par Renzo Piano (architecte, entre autres, du centre Georges Pompidou).

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* Un polder est une étendue artificielle de terre, conquise sur la mer et endiguée ; le polder est construit sous le niveau de la mer grâce à un assèchement de lacs, d’estuaires ou de marais.
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