Au nord de l’Australie, la Papouasie-Nouvelle Guinée occupe la partie orientale de l’île de Nouvelle-Guinée (dont le nord de l’île appartient à l’Indonésie), et orne son drapeau d’un Paradisaeni, l’oiseau du paradis. La Papouasie-Nouvelle-Guinée égrène ses îles du bout du monde, entre mer des Salomon, mer de Bismarck et mer de Corail.
Plus de 800 langues cohabitent au sein de l’archipel, peuplé à 78 % de Papous ; une telle cohabitation linguistique s’explique en partie par la géographie montagneuse des îles, qui isole les ethnies les unes des autres. Par ailleurs, certaines ethnies, notamment sur l’île de Bougainville, entrent fréquemment en conflit et les mouvements de sécession sont relativement importants.
Traditionnellement, les tribus papoues se retrouvent à mont Hagen, au cœur de l’île de Papouasie-Nouvelle-Guinée, après des mois de préparation : les différents clans, parés de masques et peintures corporelles, s’y affrontent alors lors de danses rituelles…

© Philipp Hamedl
© Herva
© Eric Lafforgue
Port Moresby, la capitale, baigne dans le golfe de Papouasie et doit son nom au général britannique qui l’a découverte, en 1873, John Moresby. Les colons édifièrent la ville, dès 1883. La ville s’étend, par endroits, en petites maisons sur pilotis, venant parsemer les côtes du golfe de Papouasie.
Au moment de l’indépendance, en 1975, Port Moresby se para de bâtiments majestueux, alliant architecture contemporaine et papoue, afin de rehausser son prestige de capitale. Cependant, leur mauvais entretien fait que les bâtiments sont désormais majoritairement délabrés, et, peu à peu, abandonnés.
Bien que réputée dangereuse, la ville de Port Moresby, grâce à sa situation sur la mer de Corail et à ses magnifiques plages, est restée une destination privilégiée lors de croisières.

© George Ballentyne
© Mathias Heng
Au cœur de la mer des Salomon, l’île de Nouvelle-Bretagne (appartenant aux îles Bismarck) est une île volcanique et karstique. Recouverte d’une forêt tropicale dense, la Nouvelle-Bretagne abrite 21 volcans, dont cinq sont toujours en activité.
La plus importante tribu peuplant l’île, dans sa partie orientale, est celle des Tolai (également présents sur les îles du Duc d’York, au cœur de l’archipel Bismarck). Les Tolai furent christianisés, à la fin du 19e siècle, par les missionnaires venus des îles Fidji ; ils furent cependant poursuivis par une expédition punitive organisée par George Brown, chef des missionnaires, suite à leur cannibalisme (les Tolai mangèrent quatre des missionnaires). Malgré leur christianisation, les Tolai conservent leurs traditions ancestrales (cannibalisme, mis à part, pour lequel les descendants s’excusèrent officiellement, en 2007).
Les Tolai se divisent en deux entités, déterminées par les liens de parenté, et les unions au sein d’une même entité sont interdites.

© Kahunapule Michael Johnson
© Philippe Gigliotti
Longiligne et montagneuse, l’île de Nouvelle-Irlande est la plus nord-orientale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Des explorateurs hollandais s’y aventurèrent au début du 17e siècle ; cependant, les missionnaires ne s’y installèrent qu’à partir de 1877. Puis, l’île fut colonisée par l’Allemagne, en 1886 ; la traite des jeunes autochtones envoyés dans des plantations australiennes fut largement répandue, tout au long du 19e siècle. L’Australie en prit le contrôle, en 1914, et lui donna son nom de Nouvelle-Irlande ; puis, lors de la Seconde guerre mondiale, l’île fut placée sous emprise japonaise.
La persistance des traditions ancestrales (et plus particulièrement des cultes des morts) se retrouve dans les rites « malagan » : ces cérémonies, dont le calendrier est irrégulier, se font en l’honneur de personnes récemment décédées. Le terme de « malagan » s’applique également aux fascinants masques funéraires sculptés spécialement pour les danses funéraires, ainsi qu’aux statues claniques… tous seront détruits à la fin des cérémonies.

© Eric Lafforgue
© Philippe Gigliotti
© Michael Thirnbeck
|
|