Enfin, on ne peut évoquer l’Inde sans évoquer le majestueux Taj Mahal. Dominant la rivière Yamunâ, près de la ville d’Agrâ, dans l’Uttar Pradesh, ce mausolée est devenu l’un des monuments les plus connus d’Inde. L’empereur moghol Shâh Jahân le fit construire afin de célébrer la mémoire de sa femme, Arjumand Bânu Begam (plus connue sous le nom de Mumtaz Mahal, « lumière du palais »), morte en 1631, alors qu’elle donnait naissance à leur quatorzième enfant.

La construction du Taj Mahal débuta en 1632, sous les ordres de l’architecte Usad Ahmad (venu de l’actuel Pakistan), pour s’achever en 1648 (selon une inscription figurant à l’entrée du mausolée).

Les matériaux nécessaires à sa construction furent amenés des diverses régions d’Inde et d’Asie grâce à un millier d’éléphants : turquoise et malachite (pierre d’un vert intense) proviennent du Tibet ; le corail a été fourni par la mer Rouge et le lapis-lazuli par le Sri Lanka ; le marbre blanc fut extrait au Rajasthan, les grenats furent sorti du Gange et le cristal de roche fut amené de l’Himalaya. 28 sortes de pierres furent incrustées dans le marbre blanc afin de composer les motifs des marqueteries.

©Jose Eduardo Silva
L’imposant dôme central du Taj Mahal, qui s’élève jusqu’à une hauteur de 56 mètres, est encerclé de quatre minarets inclinés vers les jardins (afin de s’écraser dans la direction opposée au dôme en cas de tremblement de terre), et son côté gauche est flanqué d’une somptueuse mosquée de grès rouge, créée pour prodiguer un lieu de recueillement aux pèlerins. Afin de conserver la symétrie de l’architecture, une réplique exacte fut donnée à la mosquée, du côté droit : le jawab.

©Jose Eduardo Silva
L’élégance du mausolée aux proportions et à la symétrie parfaite, ses murs de marbre blanc scintillant sous le soleil indien forment un spectacle d’une incroyable beauté et forcent l’admiration.

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