Composé de 83 bâtiments et d’un système de défense très ingénieux, Himeji-jō est l’un des trois derniers châteaux japonais en bois. Il fut inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco en 1993.

Le premier château fut élaboré par le régent Toyotomi Hideyoshi, en 1580, mais fut détruit par Ikeda Terumas, en 1600. Ikeda Terumas fut le maître de la région pendant le shogunat* Tokugawa. Le château fut reconstruit au cœur d’un système d’enceintes comportant des murs, des douves, des tourelles, ainsi que des résidences de samouraïs. Au moment de la révolution de l’ère Meiji, en 1868, Himeji-jō fut repris par le nouveau gouvernement et transformé en école militaire. Les bâtiments intérieurs furent laissés intacts et conservent ainsi leur architecture originale du 17e siècle, malgré quelques impacts, vestiges des bombardements de 1945.

©Rob Banas
Ses murs de plâtre blanc lui confèrent son surnom de château du héron blanc : Shirasagi-jō. Cette immense structure de bois est dominée par le donjon (‘Dai-Tenshu’), au sommet du mont Himeji, haut de 6 étages.
* Un shogunat, ou bakufu, est un gouvernement militaire japonais, de la fin du 12e siècle à la révolution de l’ère Meiji, en 1868. Il y eut trois shogunats : le shogunat de Kamakura (11992-1333), Ashikaga (1338-1573) et Tokugawa (1603-1867).

©Martin Hajek