Le terme d’Egypte antique désigne particulièrement cette civilisation qui vécut sur les bords du Nil, pendant près de quatre mille ans, du rassemblement des tribus égyptiennes créant le premier empire pharaonique à son effondrement, au début de l’ère chrétienne.
L’ensemble de la société est régie par un pharaon (dont les dynasties ne sont pas toujours assurées par filiation ; Ramsès I était un général, avant son couronnement), qui sera ensuite soutenu par une puissante organisation administrative. Lien entre le terrestre et le divin, le pharaon, outre son rôle d’autocrate, représente un idéal spirituel.

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Thèbes était placée sous une triade divine : Mout (symbole des valeurs maternelles, Mout est représentée couverte de la dépouille d’un vautour) ; Amon (« l’Inconnaissable » se révèle sous de nombreuses formes : oie ; serpent…) et enfin, Khonsou, dieu lunaire luttant contre les ténèbres aux côtés du pharaon. Une quatrième divinité, rapidement éclipsée par le culte d’Amon, avait également son temple à Thèbes : Montou, dieu guerrier, dont les temples, érigés autour de la cité antique, étaient censés lui accorder une protection contre toute invasion.

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Sous le nouvel empire, Thèbes, grâce au culte d’Amon-Rê (le dieu Amon auréolé de gloire), prit un essor considérable et devint l’Héliopolis* du Sud. Thèbes devint alors le siège de la nécropole royale, et des hypogées (tombes souterraines) royaux furent creusés dans la montagne.

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Puis, Thèbes perdit son statut de capitale, au profit de Tanis, avec la 21e dynastie ; la nécropole thébaine fut alors délaissée.
Enfin, la cité de Thèbes fut ravagée par les Assyriens, qui pillèrent les trésors dont regorgeait la ville, ainsi que les tombes (ils s’emparèrent des statues divines, notamment). Bien que les pharaons des dernières dynasties, ainsi qu’Alexandre le Grand, tentèrent de faire retrouver à Thèbes sa splendeur spoliée, la cité ne parvint pas à se remettre entièrement de ce pillage.
* Heliopolis (la ville du soleil) était le nom donné à la ville d’Onou.

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