Le site archéologique de Delphes abrite l’Omphalos : le nombril du monde. Du moins était-il, au 6e siècle av. J.-C. le centre du monde grec.
Le sanctuaire panhellénique de Delphes a été fondé par Apollon : à l’origine, le temple consacré à l’oracle de Thémis, était gardé par Python, serpent fils de Gaïa. Apollon tua Python et s’appropria l’oracle. Le temple d’Apollon à Delphes fut donc destiné à recueillir la parole du dieu, via une pythie. La pythie était placée sur un socle au cœur de la fosse oraculaire (l’adyton).
La consultation de l’oracle se faisait dans le temple d’Apollon, sur une base annuelle, le jour de la fête du dieu. Pendant les neuf mois où Apollon était censé résider au sanctuaire, les consultations devenaient mensuelles. Des rites étaient accomplis avant la consultation : des prêtres, exerçant leur charge à vie, y veillaient –le plus souvent, des offrandes étaient accordées à la divinité. Enfin, un prêtre traduisait les paroles de la pythie.
Le temple d’Apollon était constitué de six colonnes à l’entrée, et de quinze colonnes sur chacun des côtés. Sur les murs du vestibule étaient gravées les devises des sept sages grecs : Solon ; Chilon ; Thalès de Milet ; Bias ; Cléobule ; Pittacos et Myson. Les sept sages se seraient réunis dans le temple d’Apollon afin de lui offrir leurs devises, dont le célèbre « connais toi toi-même », repris par Socrate.
La Voie Sacrée sillonne le sanctuaire d’Apollon : ses dalles de pierre vous mèneront d’abord au trésor des Athéniens, où des hymnes à Apollon furent découverts. Ensuite, la Voie Sacrée vous conduira au temple d’Apollon, datant du 4e siècle av. J.-C. Juste au dessus du temple, le théâtre accueillait 5.000 spectateurs lors des fêtes delphiques organisées en l’honneur d’Apollon. L’ensemble du sanctuaire est encastrée au cœur d’un paysage à couper le souffle : de majestueuses montagnes encadrent le site.

©Marc Chartier