L’empire achéménide fut le premier des empires perses à régner sur une vaste partie du Moyen-Orient.
Les Achéménides se libèrent de leur suzerain, l’Etat des Mèdes, en 556 avant J.-C et fondèrent un empire qui menaça par deux fois la Grèce antique, conquit l’Egypte, puis fut vaincu par Alexandre le Grand, en 330 avant notre ère.
L’empire se divisait en provinces (les satrapies) gouvernées par un satrape, aux pouvoirs très étendus : ils lèvent taxes et impôts ; régulent l’économie de leur province... ils peuvent également partir en guerre contre des états voisins.
La langue administrative des Achéménides était l’araméen.
Sous les Achéménides, le zoroastrianisme* se déplaça en Iran (où 40.000 fidèles demeurent toujours, autour de la ville de Yazd), où il fut adopté par les souverains, devenant ainsi un élément clef de la culture persane.

© Sebastiá Giralt
Persépolis fut édifiée en 521 avant notre ère, à la demande de Darius Ier, dans le cadre d’un vaste programme destiné à unifier l’empire et à asseoir l’autorité royale. Le roi ayant fait appel à des artisans venus de toutes les provinces de l’empire, Persépolis est un allègre mélange des styles architecturaux des différentes satrapies.
La construction de la cité s’étala sur deux siècles, jusqu’à la conquête de l’empire perse et à la destruction partielle de la cité par Alexandre le Grand.

© Ehsan Amini
Persépolis est construite autour d’une monumentale terrasse, sur laquelle s’érige un ensemble de palais aux fonctions variées : rituelles ; protocolaires ou administratives… Les palais, portes et escaliers s’ornent de bas-reliefs démontrant la richesse culturelle et architecturale de l’empire achéménide.
Le plus grand des palais de Persépolis se pare de deux impressionnants taureaux, constituant la base des colonnes principales de ce Palais des cent colonnes, qui fut découvert sous une épaisse couche de cendres.

© Sebastiá Giralt
* Le zoroastrianisme est une religion monothéiste, dont Ahura Mazda est le dieu créateur du ciel et de la terre. Les zoroastriens respectent le feu et la terre ; leur rite funéraire, afin de ne souiller aucun des deux éléments, consiste donc à installer le corps au sein d’une tour à toit ouvert et d’attendre que les vautours viennent le dévorer. L’âme du mort, après trois jours, se dirige vers la Maison des Chants (pour les âmes bonnes) ou vers les Enfers.
|
|