Bien qu’ayant étendu la domination de leur empire sur l’Equateur, la Bolivie, le Chili et une partie de la Colombie, c’est au Pérou que les vestiges de cette brillante civilisation sont les plus impressionnants.
C’est en partant de Cusco, ville considérée par le peuple inca comme étant le nombril du monde, que l’on peut rejoindre le Machu Picchu, centre spirituel de Cusco.
Si les Incas purent édifier autant de monumentales constructions, à l’architecture élaborée (systèmes d’irrigation et de terrasses, notamment), c’est grâce au fait que les tributs dus au gouvernement se payaient en travaillant. Les Incas, grâce au travail obligatoire, purent également développer une agriculture florissante, qui fut le cœur de leur économie.

Juchée au creux de la Cordillère des Andes à 2.430 mètres d’altitude, l’ancienne cité inca de Machu Picchu, bordée par la rivière Urubamba, s’étale sur deux montagnes granitiques façonnées par l’érosion : le Huayna Picchu ("jeune montagne") et le Machu Picchu ("vieille montagne").

La cité aurait été fondée sous le règne de l’empereur Pachacútec Inca Yupanqui, à partir de 1438. Il est probable que l’invasion espagnole de 1532 ait chassé les habitants de la cité, qui ne fut découverte qu’en 1911 par l’historien américain Hiram Bingham – qui se fit un devoir de la rendre célèbre de par le monde, grâce à son livre intitulé La cité perdue des Incas.

©Alexander Yates
Machu Picchu est l’exemple flamboyant des capacités architecturales de la civilisation inca : les Incas y encastrèrent des terrasses, escaliers et murailles qui semblent être le prolongement du cadre montagneux dans lequel s’encastre la cité. Machu Picchu doit autant sa splendeur à l’incroyable beauté de la forêt tropicale qui l’entoure qu’à ses impressionnants vestiges. Vous pourrez notamment y admirer l’Intiwatana : ce rocher sur lequel les Incas tentaient d’attacher le soleil, au moment du solstice d’hiver, afin qu’il ne disparaisse pas à jamais.

|
|