Fierté du peuple cambodgien, les temples d’Angkor sont l’un des sites archéologiques les plus importants de l’Asie du sud-est : les vestiges de la puissante civilisation khmère s’y étalent sur près de 400 km².
Entre le 9e et le 15e siècle, la civilisation khmère* instaura son empire, dirigé par un dieu-roi (Devaraja). Le site d’Angkor nous en rappelle les richesses ainsi que la diversité des croyances : l’empire khmer soutint la religion hindouiste, puis le bouddhisme mahāyāna (le grand véhicule) et enfin, le bouddhisme theravâda (la doctrine des Anciens).

Les rois qui gouvernèrent l’empire khmer parsemèrent la région d’Angkor de capitales où s’élevèrent de nombreux temples et bâtiments. Une quarantaine de sites sont ainsi réunis au sein du site d’Angkor, dont les plus connus sont Angkor Vat, Angkor Thom, Bayon ou encore Banteay Kdei.
Les deux rois ayant le plus influencé l’architecture d’Angkor sont Suryavarman II (dont le règne s’étendit de 1112 à 1152 et à qui l’on lui doit la construction d’Angkor Vat) et Jayavarman VII (de 1181 à 1219), qui fit élever le temple du Bayon.

Angkor Vat, le temple le plus imposant de l’ensemble (et qui est également le plus visité), recèle de nombreuses galeries, restées à l’écart de l’effervescence touristique, ornées de magnifiques bas-reliefs retraçant les récits épiques, divinités hindoues et autres représentations du paradis. Deux rectangles imbriqués, dont les quatre coins sont surmontés de tours, dominées par une tour centrale, constituent la base du temple. Le symbolisme lié au temple fait que la tour centrale – représentant la montagne sacrée hindoue – n’est accessible que par douze escaliers extrêmement raides.

Le Bayon se dresse au cœur de l’ancienne cité royale Angkor Thom, construite par Jayavarman VII. Symbolisant la création de l’univers et de la montagne sacrée, le Bayon est le dernier des temples-montagne construits sous le roi Jayavarman VII. Ses 54 tours sont ornées de visages, d’une hauteur moyenne de deux mètres, dominant les quatre points cardinaux.

Tout le charme d’Angkor provient de cette nature omniprésente s’immisçant dans les vestiges, comme ces arbres centenaires prenant racine au cœur des murs et continuant de s’élever le long des temples.

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