Fondée par des colons phéniciens, en 814 av. J.-C, Carthage domina la Méditerranée au 4e siècle avant notre ère.
Polythéiste, la religion carthaginoise s’oriente autour de Baal Hammon, dieu de la fécondité et des récoltes, son culte était particulièrement exigeant et s’associait à celui de Tanit, déesse de la fécondité, des naissances et de la croissance.
Carthage conquiert l’Espagne, puis la Sicile où elle se heurte à la puissance romaine. Les guerres puniques* mirent fin au règne de l’empire carthaginois sur la Méditerranée et virent Carthage devenir un champ de ruines, en 146 av. J.-C, après un siège de quatre ans. Une nouvelle cité sera construite sur les ruines de la cité antique, sous les ordres de Jules César.

© Tounsi ben Tounsi
Centre de la cité punique, la colline Birsa domine la ville et est facilement reconnaissable à la cathédrale Saint Louis, censée avoir été construite (au 19e siècle) sur la sépulture de Louis IX, mort lors de la huitième croisade.
Des ruines de la brillante cité de Carthage, il ne reste que quelques colonnes et fondations ; cependant, organisation des rues et vues panoramiques donnent une idée de la grandeur passée de la ville.

© Devin Mitchell
Le tophet**, non loin des ports puniques, auraient servi pour les sacrifices d’enfants aux dieux Baal Hammon et Tanit. La tradition voulait que l’aîné soit sacrifié aux deux divinités. Cependant, les familles prirent l’habitude d’adopter des enfants d’esclaves afin de les sacrifier en lieu et place des leurs.

© Devin Mitchell
* Les guerres puniques consistent en une série de trois conflits, opposant Rome à Carthage : la cité dominait la Méditerranée, tandis que Rome, puissance montante et ambitieuse, remettait en cause cette domination et rêvait d’expansion. Au bout de cent années de conflits, Rome mis à ses pieds l’empire carthaginois et rasa Carthage.
** Le tophet est la partie centrale du sanctuaire où avaient lieu les sacrifices.
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