Au cœur du royaume perse, sur la route de la soie, la ville de Boukhara égrène ses somptueux monuments au fil des rues. L’ancienne capitale de l’empire des Samanides fut rattachée à l’Ouzbékistan par Staline et regorge de perles architecturales témoignant de son histoire de ville sainte et de sa richesse.
© Sonia Holst
© Laurent Lepecheur
Le Tchor Minor dresse fièrement ses quatre minarets, surmontés de dômes turquoise, encadrant une coupole de pierre.

Ulugh Beg, petit fils de Tamerlan et prince de Samarcande, donna son nom à la médersa (école coranique) qu’il fit construire en 1417 et sur le fronton de laquelle il fit inscrire : « l’étude est un devoir sacré pour chaque musulman et chaque musulmane ». Son imposante façade est percée d’alcôves (des claustras permettant d’entrevoir l’intérieur de la médersa) entourant l’immense entrée.
© Laurent Lepecheur
Abdullah Khan (dont le nom complet est Abul Ghazi Abdullah ibn Iskandar) fut le plus grand roi de la dynastie des Chaybanides, en Ouzbékistan. Il s’empara de Boukhara afin d’en faire la capitale de son empire et où il éleva des hôpitaux, ainsi que la magnifique medersa Mir-I-Arab. La medersa Abdullah Khan continue d’abriter les élèves, futurs imams, qui logent dans de petites « cellules ».
Vous pourrez également aller visiter le plus ancien monument de Boukhara : le mausolée d’Ismaïl Samani, édifié au 10e siècle.
Enfin, la citadelle (Ark) ne manquera pas de vous impressionner : elle fut le lieu de résidence des seigneurs de la ville, jusqu’en 1920 (date de la destitution du dernier émir). L’Ark doit son apparence actuelle à la dynastie des Chaybanides. Les immenses remparts de la citadelle protégeaient la résidence du seigneur, la prison (Zindan) ainsi que la cave du Trésor. Désormais, c’est le musée d’histoire et d’ethnologie qui s’abrite au cœur de l’Ark.
© Chris Chen
|
|