La construction du temple de Louxor, au cœur de Thèbes, fut entamée sous Aménophis III * (XVIII e dynastie) pour n’être achevée que sous le règne de Ramsès II (XIXe dynastie), qui ajouta au temple six impressionnantes statues, ainsi que deux obélisques -dont l’un fut offert par Mehmet Ali à la France, en 1831, et pare désormais la place de la Concorde.

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Le temple de Louxor est entièrement consacré au culte d’Amon, le dieu aux multiples aspects ; sous la forme d’une oie, il pondit l’œuf cosmique, source de vie. A partir de la XIe dynastie, Amon devint un dieu dynastique. Ce sera pendant la XIIIe dynastie qu’Amon prendra toute son importance en jouant le rôle d’unificateur de l’Egypte face aux envahisseurs. Son culte sera alors associé à celui de Rê : Amon-Rê est l’éternel, le maître de tout et le créateur de tout ce qui existe.

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Le temple de Louxor était utilisé afin de célébrer Optet : les dieux thébains étaient alors sortis du temple de Karnak afin de se diriger vers le temple de Louxor et d’y rencontrer Amon-Min, en empruntant le dromos, longue allée bordée de sphinx. Beaucoup de scènes gravées sur les murs du temple relatent le déroulement de la fête d’Optet, la procession des barques solaires, le rituel… Cette fête était l’unique moment de l’année où le peuple égyptien pouvait contempler les statues des trois dieux thébains : Amon, Mout et Khonsou **.

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* Aménophis III est également connu sous le nom d’Amenhotep III.
** Mout, épouse d’Amon, symbolise les valeurs maternelles et mit au monde Khonsou, le dieu lunaire. Mout peut se transformer en dangereuse lionne ou en sombre vautour protecteur des hommes, capable de leur redonner vie.
Khonsou est représenté sous les traits d’un enfant portant une natte sur le côté. La légende veut que suite au mariage de Ramsès II avec la fille du souverain hittite (qui mit fin au conflit contre l’Empire hittite), la sœur de Nefu-Rê (titre que Ramsès II donna à son épouse) tomba malade. Khonsou accepta de lui apporter son aide, mais sa statue ne pouvant quitter Thèbes, les prêtres créèrent une réplique chargée de dons exorcistes. Khonsou guérit la sœur de Nefu-Rê ; le souverain hittite, devant tant de pouvoirs, décida de conserver la statue auprès de lui. Il ne la rendit que trois ans plus tard, après un rêve où le dieu lui était apparu sous la forme d’un épervier d’or désirant ardemment retourner sur les terres égyptiennes.
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