A l’extrême nord-ouest du Canada, dans le territoire du Yukon, le site inuit abrité sur l’île Herschel est menacé par la montée des eaux. Le sol de l’île est uniquement composé de limon, d’argile, de sable. Sans assise rocheuse stable, le sol de l’île Herschel s’érode sous l’action des marées ; au moment du dégel, des glissements de terrain peuvent se produire sous l’effet de la fonte de blocs de glace pris dans le sol.

© Direction du patrimoine du Yukon
L’île fut découverte par John Franklin, en 1826, et sert depuis de refuge aux personnes venant étudier l’Arctique. Ceinte par la mer de Beaufort, qui s’inscrit dans l’océan Arctique, l’île Herschel se fait surprendre par la glace qui recouvre entièrement l’île de novembre à juillet. En hiver, les nuits polaires éclipsent le soleil et ne sont éclairées que par le reflet de la lune sur la glace.

© Direction du patrimoine du Yukon
Le gouvernement du Yukon a fait de l’île Herschel un parc territorial.
Les Inuvialuits (« les vrais êtres humains »), Inuits du nord-ouest canadien, peuplent le delta du Mackenzie ainsi que les bords de la mer de Beaufort. La culture traditionnelle inuvialuit commença de décliner au 20e siècle, alors que l’île Herschel servait de refuge à de nombreux baleiniers américains, dont la présence attira également de nombreux missionnaires. La population inuvialuit se décima lentement, ne résistant ni à l’alcool, ni aux maladies. En 1980, seule la famille MacKenzie résidait sur l’île.
De nos jours, les Inuvialuits se rendent ponctuellement sur l'île Herschel afin de chasser ou de pêcher.

© Michael Edwards
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