A Barcelone, une promenade dans l’univers du fantasque Gaudi (1852-1926), contrastant allègrement avec la période haussmannienne de rigueur à Paris entre 1853 et 1870, est de mise.
Sa réalisation s’est étalée de 1900 à 1914, à la demande d’Eusebi Güell. Antoni Gaudi imprègne son œuvre de courbes épousant la forme des reliefs de la colline El Carmel, située au nord de Barcelone, et de ses 60 mètres de dénivellation.
Le parc Güell s’ouvre sur deux maisons ‘’champignon’’, surmontées de toitures crénelées en céramique, et dotées de fenêtres aux formes arrondies, cernées de céramique.
Au cœur de l’escalier principal, vous vous retrouverez nez-à-nez avec un dragon en céramique crachant de l’eau, avant de pénétrer dans la salle hypostyle, dont les 84 colonnes doriques inclinées supportent la place principale.
Poursuivez votre montée des escaliers, avant de pouvoir vous asseoir sur un long serpent de céramique dont les méandres entourent la place principale du parc et vous abritent du regard des voisins, en vous offrant une vue imprenable sur la ville et ses plages.
Végétation luxuriante, grottes, multiples colonnes et voûtes de briques creuses (« rasilla »), ou encore grotte « éléphant », agrémentent votre promenade le long de chemins sillonnant le parc.
A savoir
L’Unesco a intégré le Parc Güell à son patrimoine mondial en 1984.
Le Parc a été restauré entre 1985 et 1993 par les deux architectes José Antonio Martínez Lapeña et Elías Torres.
Fête locale :
La fête du saint patron de la Catalogne, le 23 avril : Sant Jordi (Saint Georges).
La populaire légende de Sant Jordi veut qu’il terrassa le dragon terrorisant la ville : Sant Jordi sauva ainsi la fille de roi, sacrifiée afin de calmer le dragon, et des roses rouges jaillirent du sang du dragon.
La lutte contre le dragon étant devenue le symbole de la lutte de la Catalogne pour obtenir sa liberté, la Sant Jordi est traditionnellement célébrée le 23 avril : les hommes offrent des roses aux femmes. Est venue s’ajouter à cette tradition la commémoration de la mort de Cervantès : en réponse à la rose, les femmes offrent un livre.