Pendant la Rome antique, les îles Eoliennes, grâce à leur richesse en obsidienne (verre volcanique tranchant et noir), furent au cœur d’un commerce florissant. Au 6e siècle avant J.-C., les îles Eoliennes furent colonisées par les Grecs, qui leur attribuèrent le nom de leur dieu des Vents, Eole. Elles furent le théâtre de la guerre divisant Rome et Carthagène, au 3e siècle, puis, au 16e siècle, elles furent incluses dans le plan de Soliman le Magnifique, afin de secourir la France face à la belliqueuse Espagne. L’archipel fut par la suite repeuplé par les Espagnols, Siciliens et Italiens.

© Peter Fuchs
Reliée par un bras de terre au massif volcanique de Vulcanello, créé au 2e siècle avant notre ère par une éruption sous-marine, l’île Vulcano offre une sublime plage de sable noir volcanique, dominée par l’imposante stature du volcan éponyme, culminant à 391 mètres d’altitude. Bien qu’en sommeil depuis 1890, le volcan continue d’émettre des fumerolles dont la couleur jaune vif tranche sur ce paysage gris parsemé d’ocre, aux allures lunaires.

© Michele Pincanelli
L’île Vulcano présente quatre masses volcaniques : la caldeira del Piano, partie la plus ancienne de l’île et qui se compose d’une succession de coulées volcaniques ; le complexe de Lentia, au nord-ouest de l’île ; Vulcano Fossa, volcan central de l’île avec un somptueux cratère d’un diamètre de 500 mètres, marbré de jaune d’or ; et enfin, le Vulcanello, reproduction miniature du Vulcano Fossa, reliée à l’île Vulcano par un isthme.

© Luigi Masella (1995)
Au nord de l’île, vous pourrez rencontrer ces blocs de lave issus des bombes volcaniques passées (provenant du Vulcanello), dont les silhouettes torturées confèrent à ce lieu son nom de « Vallée des Monstres » : les concrétions prennent des allures fantomatiques d’animaux disproportionnés parsemant le chemin.

© Jean-Pierre Bajerski
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