Kenya : Histoire
Régime politique actuel : république.
Depuis le 30 décembre 2002, le président de la république du Kenya est Mwai Kibaki, qui, depuis le 25 septembre 2003, assure également les fonctions de chef du gouvernement. Le vice président est Moody Awori.
Le Kenya se divise en huit provinces : la province centrale ; province de la côte ; province orientale ; région de Nairobi (qui bénéficie d’un régime administratif spécial) ; province nord-orientale ; Nyanza ; la vallée du Rift et la province occidentale.
Histoire
- Le peuplement du Kenya a débuté 2.000 ans avant J.-C, notamment par des ethnies venues d’Ethiopie, puis d’Afrique de l’Ouest. Enfin, des agriculteurs vinrent s’établir dans la région du lac Victoria, en 1.000 av J.-C, sur les hauts plateaux.
- Dès le 11e siècle, des populations venues de la vallée du Nil apportent l’élevage bovin.
De même, les Arabes et Persans arrivent au Kenya et créent des comptoirs ‘’zenj’’ (homme noir), dont les plus importants sont Malindi et Mombasa, qui leur permettent de contrôler le commerce intérieur (ivoire, traite esclavagiste), et de dominer le commerce de l’Océan Indien. - 1497 : Vasco de Gama contourne le cap de Bonne Espérance et fait escale à Mombasa. Les Portugais essaieront alors, dès 1498, de contrôler le commerce de l’Océan Indien, ainsi que les Etats zenj.
- 17e siècle : les pasteurs-guerriers Masaïs, originaires de la vallée du Nil, s’installent dans les plaines au centre et au Sud du Kenya. Leur territoire s’étendra jusqu’en 1830, pour couvrir la région du nord-est du lac Victoria jusqu’à la latitude de la presqu’île de Zanzibar (au large de la Tanzanie).
- 19e siècle : le sultanat d’Oman, qui a commencé à chasser les Portugais dès la seconde moitié du 18e siècle, a repris le contrôle des Etats zenj, et signe un traité d’amitié avec la puissance britannique, nouvellement intéressée par l’Afrique de l’Est.
La traite négrière se développe considérablement afin de palier le manque de main d’œuvre, dû aux plantations de girofle à Zanzibar et aux palmeraies à huile de Mombasa. - 1850 : afin de préserver sa domination sur la côte, le sultan d’Oman se trouve obligé de limiter la traite négrière, contre laquelle le consul britannique a pris position.
- 1873 : le sultan d’Oman abolit l’esclavage.
- 1885 : le congrès de Berlin définit les zones d’influence en Afrique : les Allemands obtiennent la côte du Tanganyika (Tanzanie), tandis que les Britanniques se voient attribuer le Kenya.
- 1920 : le Kenya intègre les colonies de la Grande Bretagne. Afin de lutter contre l’accaparement des terres par les colons, les autochtones créent des associations. Jomo Kenyatta devient le secrétaire général de la Kikuyu Central Association (KCA), qui sera interdite en 1940. Jomo Kenyatta s’exilera alors jusqu’en 1946.

- 1946 : Jomo Kenyatta prend la tête du mouvement indépendantiste.
- 1952 – 1956 : les Mau-Mau (membres Kikuyus) se révoltent contre l’autorité britannique. Pendant ces quatre années, la répression britannique touchera l’ensemble des Kikuyus, sans distinction, et ce sont près de 13.000 personnes qui seront tuées. La révolte aura cependant eu comme résultat, outre l’emprisonnement de Jomo Kenyatta, de pousser les Britanniques à constituer une classe moyenne africaine.
- 1961 : Jomo Kenyatta prend la tête de la toute nouvelle Union nationale africaine du Kenya (KANU).
- 12 décembre 1936 : le Kenya accède à l’indépendance et Jomo Kenyatta, dont le parti a remporté les élections, devient le premier président de la république. Les terres des colons sont rachetées et rendues aux ethnies. Enfin, le parti du KANU étant le parti unique (dès 1969), il en résulte une stabilité politique qui attire les capitaux étrangers.
1978 : Jomo Kenyatta meurt. Daniel Arap Moi lui succède, et une période d’instabilité s’ouvre.- 1982 : le multipartisme est rétabli, et le président Moi réussit à déjouer un coup d’état. Les tensions sociales, nourries par la crise économique et l’explosion démographique, atteignent leur apogée, tandis que le gouvernement annihile toute opposition.
- 1990 : des affrontements intercommunautaires, puisant leur origine dans l’assassinat du ministre des Affaires étrangères, éclatent. La communauté internationale intervient, en gelant les aides financières destinées au Kenya, et pousse le président Moi à réinstaurer le multipartisme.
- 1992 : Daniel Arap Moi est réélu, lors d’élections libres. Les affrontements communautaires se poursuivent, et ce sont des milliers de Kikuyus qui se font chasser de la Rift Valley, par les Masaïs et les Kalenjin.
- 1995 : les nombreuses violations des droits de l’homme perpétrées au Kenya amènent la Grande Bretagne à retirer son aide financière.
1997 : les affrontements intercommunautaires ne s’apaisent pas : Kikuyus et Kambas sont victimes d’exactions et contraints à l’exode.- 1998 : au cours d’élections relativement irrégulières, Daniel Arap Moi est reconduit en tant que président et promet d’apaiser les conflits. Par ailleurs, des attentats perpétrés par Al Qeida contre les ambassades américaines de Nairobi et de Dar es-Salaam en Tanzanie font de nombreuses victimes.
- 2000 : le Kenya connaît l’une de ses plus sévères sécheresses.
- 2002 : Daniel Arap Moi se retire et est remplacé par Mwai Kibaki, élu à 70 % des voix ; la coalition nationale arc-en-ciel reprend la majorité absolue au parlement, jusque là détenue par le KANU.
- 2005 : la sécheresse avive les tensions et continue de frapper le nord-est du pays.
- Avril 2006 : de nouveaux affrontements interethniques éclatent.
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