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Travailler à l’étranger

Job pendant le voyage
Afin de financer leur séjour une fois sur place, et notamment dans les pays à niveau de vie élevé, de nombreux globe-trotters choisissent de travailler sur place.

  1. Les pays de l’Union Européenne *

Au sein de l’UE, à laquelle s’ajoutent la Norvège, le Liechtenstein, l’Islande et la Suisse, vous n’avez pas besoin de permis de travail. Cependant, vous ne pouvez rester à la recherche d’un emploi plus de 6 mois dans le pays d’accueil. De même, dans certains pays, si vous restez plus de 6 mois, vous devrez demander une carte de séjour.

* Depuis le 1er janvier 2007, les 27 Etats membres de l’UE sont :
l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, la Bulgarie, Chypre, le Danemark, l'Espagne, l'Estonie, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l'Irlande, l'Italie, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République tchèque, la Roumanie, le Royaume-Uni, la Slovaquie, la Slovénie et la Suède.

  1. Les DOM-TOM

Vous y avez les mêmes droits qu’en métropole : pas besoin donc de permis de travailler. Cependant, les jobs saisonniers n’abondent pas et sont souvent réservés en priorité aux locaux.

  1. Le visa vacances-travail

La France a signé quatre accords bilatéraux avec le Japon, l’Australie, le Canada et la Nouvelle-Zélande : vous pouvez y travaillez, en tant que saisonnier, pendant votre séjour. Le visa Vacances-travail vous permet de rester jusqu’à un an dans le pays d’accueil.

Conditions :

  1. être âgé de 18 à 30 ans (35 ans pour le Canada)
  2. souscrire une assurance
  3. justifier d’un minimum de ressources (3.000 € pour l’Australie ; 2.500 € pour le Japon ; 2.100€ pour la Nouvelle-Zélande et le Canada)
  4. un certificat médical.

Pour les autres pays, vous devrez soit obtenir un visa de travail avant de partir (loin d’être évident), soit tenter de régulariser sur place votre situation.
Le travail au noir peut être une solution pour les plus aventureux : sachez que si vous êtes surpris par les autorités locales, vous risquez une amende ; l’exclusion immédiate du pays (parfois avec interdiction d’y retourner pendant plusieurs années) ou encore la prison.

Travailler à l’étranger

  1. Le VIE (Volontariat International en Entreprise) et le VIA (Volontariat International en Administration)

Vous effectuez votre mission dans une entreprise (ou une administration) française à l’étranger. Vous recevrez une rémunération (indemnité), non imposable et fixée selon le pays d’accueil.
Vous serez placé sous la tutelle de l’ambassade de France.
Votre contrat n’est renouvelable qu’une seule fois.

Conditions : être majeur et âgé de moins de 28 ans.

Vous pourrez retrouver toutes les offres de VIE et de VIA sur le site du Civi. Sachez cependant que vous ne serez pas le seul à y déposer un cv : les candidatures sont beaucoup plus nombreuses que le nombre de postes proposés.

  1. L’humanitaire

Les ONG recrutent surtout dans le secteur de l’éducation, de la santé ou du social.
Quelques organismes :

  1. la Guilde Européenne du Raid  : vous devrez payer pour partir en mission, entre 1.100 et 1.500 € pour l’Afrique, l’Asie ou l’Amérique latine. Le coût inclus le billet d’avion, les assurances, mais pas la nourriture sur place) 
  2. Médecins Sans Frontières : l’association intervient dans près de 40 pays en situation de crise ou d’urgence afin de proposer une aide médicale aux populations touchées. Les postes recherchés sont souvent médicaux, cependant Médecins Sans Frontières cherche également des logisticiens, des juristes ou des éducateurs.
  3. La maison de sagesse œuvre principalement auprès des enfants, mais également des femmes en matière d’alphabétisation, d’aide à la professionnalisation.

Pour vous renseigner : le portail humanitaire Asah ; Human Village…

Le Congé solidaire 
Le congé solidaire (instauré en 1995) permet aux salariés de participer à une mission humanitaire, en étant assuré de retrouver leur poste à l’issue de ce congé.

Conditions :

  1. avoir au moins 12 mois d’ancienneté dans l’entreprise
  2. partir pour une période de 2 semaines à 6 mois
  3. adhérer à une des 141 associations listées (arrêté du 16 juillet 1996)
  4. suivre une formation de 16 heures

Fonctionnement :
Vous devez adhérer à une association et trouver une mission avant de prévenir votre employeur. Les missions proposées vont dépendre de vos capacités (soutien scolaire, protection de l’environnement, formation d’adultes, développement culturel…). Aucune expérience n’est exigée.

Quand vous avez trouvé votre mission : envoyez votre demande à votre employeur, par lettre recommandée avec accusé de réception (au moins un mois de préavis). Votre employeur a le droit de refuser votre demande de congé solidaire s’il juge que votre départ peut avoir des conséquences préjudiciables pour l’entreprise.
En cas d’urgence, la demande peut être faite 48 heures avant votre départ et votre congé ne peut dépasser 6 semaines.

Vous signerez une convention de partenariat avec l’entreprise et l’association. Votre employeur prendra en charge le financement de votre mission. Vous ne serez pas rémunéré pendant votre congé, mais celui-ci ne sera pas non plus décompté de vos congés payés annuels.
Au retour de votre mission, vous devrez présenter à votre employeur une attestation de l’accomplissement de votre mission.
Vous devez retrouver votre ancien poste (ou un emploi similaire) ainsi que la même rémunération.

 

Dossier réalisé en février 2007