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Encéphalite japonaise


 (Source CDC)

Le développement considérable de toutes les formes de voyages et de tourisme en Extrême-orient justifie que l’on prenne désormais en compte cette maladie, certes peu fréquente, mais très sérieuse. D’autant plus qu’elle bénéficie d’une vaccination efficace et maintenant disponible en France.

Définition et écologie
-  L’encéphalite japonaise est une maladie endémo-épidémique liée à un virus (Flavivirus -même famille que la fièvre jaune-) neurotrope.
- Il s’agit d’une arbovirose (ARthropod BOrn virose) transmise à l’homme par la piqûre du moustique Culex, c’est-à-dire du genre le plus banal.
- Le réservoir naturel du virus est constitué par les cochons -partout élevés en Extrême-orient- et les échassiers.- L’incidence annuelle de la maladie dans la zone concernée est de 1 à 10 p. 10.000 ; et elle n’est symptomatique que dans la proportion de 0,5% : autant dire que les habitants ont quasiment tous contracté très tôt le virus.

Transmission

Transmission permanente mais maximale :
- en été et automne pour : Bangladesh, Cambodge, Chine, Corée, Inde (nord), Japon, Laos, Myanmar (ex-Birmanie), Népal, Russie (extrême-sud), Thaïlande (nord), Viêt-nam (nord).
- pendant la saison des pluies pour : Inde (sud), Indonésie, Malaisie, Philippines, Sri-Lanka, Taïwan, Thaïlande (sud), Viêt-nam (sud).
Les épidémies atteignent peu les grandes villes des pays industrialisés comme Tokyo ou Hong-Kong, mais peuvent sévir dans toutes les autres ; toutes les zones suburbaines et rurales sont atteintes.
Clinique

- Les mots-clefs de la maladie (CDC) : Incubation 6 à 16 jours, fièvre, céphalées, troubles de la conscience depuis l’obnubilation jusqu’au coma, syncopes ; parfois, rashs cutanés et arthralgies.
- Décès dans 10 à 50% des cas ; séquelles neuropsychiatriques : 30 à 50%.
- L’infection est plus souvent symptomatique et la maladie d’autant plus grave que le sujet est plus âgé.
Prévenir les piqures de moustiques

- Porter des vêtements recouvrant le maximum de surface corporelle.
- Sur les parties restées découvertes, appliquer toutes les 3-4 heures des répulsifs anti-moustiques efficaces :
 - soit DEET à 50% (Repel Insect peau adlute).
 - soit 35/35 à 25% (Cinq sur Cinq Tropic®).

- Dormir sous moustiquaire imprégnée d’insecticide.

Le vaccin

-  Le vaccin disponible en Europe est un vaccin inactivé.
- Schéma : J0, J7, J30. Rappel éventuel à 2 ans si le séjour se prolonge.

Qui vacciner ?
-  Le risque pour le touriste " habituel " est extrêmement faible : vaccination non indiquée. En revanche, celui qui se rend en zone rurale des pays concernés connaît un risque de 1 p. 5.000 et par mois.
- Pour l’OMS et les CDC, doit être vaccinée toute personne qui se rendra en zone rurale des pays d’endémicité et y séjournera plus d’un mois, ainsi que les expatriés et résidents de longue durée (>12 mois).

Qui vacciner ?

On croit à tort en France que seuls les Centres de Vaccinations internationales sont habilités à réaliser cette vaccination. La dispensation de la vaccination est soumise à la procédure d’ "ATU" (Autorisation temporaire d’Utilisation) nominative ; à ce titre :
- il est délivré exclusivement par une pharmacie hospitalière sur la base d’une ordonnance argumentée par le médecin prescripteur ;
- tout médecin peut être prescripteur ; sa prescription devra seulement être co-établie par un praticien hospitalier de l’établissement dispensateur, pour autorisation de l’Agence du Médicament.Du fait de ces délais administratifs, il est prudent de d’émettre la prescription 2 mois avant le départ du patient (10-20 jours pour les procédures administratives et de délivrance, 30 jours pour les 3 doses vaccinales, 10 jours pour l’établissement de l’immunité).