Sujet insuffisamment documenté. La recommandation est souvent d’ « évaluer le bénéfice de la vaccination en fonction des risques d’exposition à la maladie du voyageur ». Ce risque étant lui-même mal documenté, on comprend le désarroi du praticien.
Ci-après les recommandations officielles françaises (RCP) et, en italique, d’autres données factuelles.
VACCINS UNIVERSELS
BCG
Ne doit pas être administré aux personnes recevant une corticothérapie par voie générale ou un traitement immunosuppresseur, y compris la radiothérapie, aux personnes souffrant d’affections malignes, aux personnes atteintes d’immunodéficiences primaires ou secondaires, aux personnes infectées par le VIH incluant les enfants nés de mères séropositives pour le VIH.
Diphtérie, tétanos, poliomyélite (dTP) et dTPCa
La vaccination des personnes ayant une immunodépression chronique, telle qu’une infection par le VIH, est recommandée même si la réponse immunitaire risque d’être limitée.
Haemophilus influenzae b
Aucune mention particulière dans le RCP concernant l’immunodépression.
ROR
Les déficits immunitaires congénitaux ou acquis touchant l’immunité cellulaire sont une contre-indication.
Cas particulier des enfants nés de mère VIH séropositive. Le passage obligatoire des anticorps maternels à travers le placenta rend ininterprétable la sérologie de l’enfant jusqu’à 9-10 mois environ. Il est donc nécessaire d’attendre la séronégativation de l’enfant, déterminée par Western Blot avec l’apport éventuel de techniques de détection du génome viral, avant de pouvoir affirmer que l’enfant n’est pas infecté.
Hépatite B
Chez les patients hémodialysés et les patients ayant un déficit immunitaire, des administrations répétées du vaccin sont recommandées pour assurer un taux d’anticorps protecteur.
Pneumocoque
L’immunodépression (splénectomisé, drépanocytaire, syndrome néphrotique) constitue une indication.
Grippe
La réponse en anticorps chez les patients présentant une immunodépression congénitale ou acquise peut être insuffisante.
Ne doit pas être administré aux personnes recevant une corticothérapie par voie générale ou un traitement immunosuppresseur, y compris la radiothérapie, aux personnes souffrant d’affections malignes, aux personnes atteintes d’immunodéficiences primaires ou secondaires, aux personnes infectées par le VIH incluant les enfants nés de mères séropositives pour le VIH.La vaccination des personnes ayant une immunodépression chronique, telle qu’une infection par le VIH, est recommandée même si la réponse immunitaire risque d’être limitée.Aucune mention particulière dans le RCP concernant l’immunodépression.Les déficits immunitaires congénitaux ou acquis touchant l’immunité cellulaire sont une contre-indication.Cas particulier des enfants nés de mère VIH séropositive. Le passage obligatoire des anticorps maternels à travers le placenta rend ininterprétable la sérologie de l’enfant jusqu’à 9-10 mois environ. Il est donc nécessaire d’attendre la séronégativation de l’enfant, déterminée par Western Blot avec l’apport éventuel de techniques de détection du génome viral, avant de pouvoir affirmer que l’enfant n’est pas infecté.Chez les patients hémodialysés et les patients ayant un déficit immunitaire, des administrations répétées du vaccin sont recommandées pour assurer un taux d’anticorps protecteur.L’immunodépression (splénectomisé, drépanocytaire, syndrome néphrotique) constitue une indication.La réponse en anticorps chez les patients présentant une immunodépression congénitale ou acquise peut être insuffisante.
VACCINS INTERNATIONAUX OBLIGATOIRES
Fièvre jaune
Les déficits immunitaires congénitaux ou acquis constituent une contre-indication. Dans certains cas particuliers, la vaccination peut être décidée chez des malades ayant reçu un traitement immunosuppresseur ; il est prudent de ne pratiquer la vaccination qu’un mois après l’arrêt du traitement, après s’être assuré, dans tous les cas, de la normalité des paramètres biologiques.Pour la vaccination des patients VIH positifs : chez les sujets symptomatiques ou quand les CD4 sont inférieurs à 200/mm ou si la charge virale est élevée, il est préférable d’éviter la vaccination anti-amarile ; pour les autres patients VIH positifs, la vaccination peut être pratiquée.De nombreux spécialistes considèrent que la vaccination ne pose aucun problème quand les CD4 sont supérieurs à 400/mm3 ; le problème se pose donc entre 200 et 400.
Il paraît opportun de demander aux patients séropositifs à CD4 encore normaux s’ils envisagent dans l’avenir un voyage en Afrique ou Amérique intertropicale pour profiter de leur normo-immunité pour une vaccination qui durera (au moins) 10 ans. Méningocoques ACYW135
Aucune mention particulière dans le RCP concernant l’immunodépression.
VACCINS SPECIFIQUES DU VOYAGE
Hépatite A
Il est possible que la vaccination induise des concentrations d’anticorps moins élevées chez l’immunodéprimé. Des administrations répétées de vaccin seraient alors recommandées, en fonction de la réponse sérologique.
On insiste depuis plusieurs années sur cette vaccination du sujet immunodéprimé, d’autant plus qu’il serait porteur du VHB ou du VHC. Fièvre typhoïde
Aucune mention particulière dans le RCP concernant l’immunodépression.
Choléra
Chez les sujets infectés par le VIH, les données sur l’immunogénicité et la tolérance du vaccin sont limitées. L’efficacité protectrice du vaccin n’a pas été étudiée. L’immunisation des sujets infectés par le VIH pourrait entraîner des augmentations transitoires de la charge virale. Le vaccin pourrait ne pas induire de titres protecteurs en anticorps chez les patients à un stade avancé de la maladie.
Rage
Les corticoïdes et les traitements immunosuppresseurs peuvent interférer avec la production d’anticorps et faire échec à la vaccination ; aussi est-il préférable de pratiquer un dosage des anticorps neutralisants (RFFIT) 2 à 4 semaines après la dernière injection vaccinale.
Encéphalite japonaise
Pas de données disponibles. Aucun document officiel (AFFSAPS, OMS, CDC…) ne mentionne de contre-indications, de précautions particulières, de variabilité d’efficacité en cas d’immunodépression.
Encéphalite à tiques
Des mesures particulières sont à prendre chez le sujet de plus de 60 ans ou présentant un déficit immunitaire (y compris en cas de traitement par immunosuppresseurs). Des injections supplémentaires peuvent être alors faites.
Il est possible que la vaccination induise des concentrations d’anticorps moins élevées chez l’immunodéprimé. Des administrations répétées de vaccin seraient alors recommandées, en fonction de la réponse sérologique.
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